Raison du Centre

RESSOURCES , Raison du Centre

Sauvages, primitifs, archaïques les qualificatifs le plus souvent méprisants n’ont pas manqué pour désigner les peuples premiers.

Aborigènes d’Australie, papoue d’Irian Jaya, Guayakis d’Amazonie, Maya du Mexique, pygmées du Zaïre, Karem de Birmanie, Bushmen du Kalahari, ils sont encore des milliers dans le monde avec leur langue, leur culture, leur tradition, leur mythe et une histoire de plus de 60 000 ans.

Peuples sans Etat, donc sans protection et sans droit à l’autodétermination, ils disparaissent progressivement dans l’indifférence générale d’un monde qui apporte plus d’attention à la protection des monuments historiques et à la préservation de la biodiversité animale qu’à la sauvegarde des peuples premiers.

Certains, comme les aborigènes de Tasmanie, ont subi un génocide radical à une époque où les colonisateurs versaient des primes à la paire d’oreilles, d’autres comme les amérindiens ont connu une terrible hémorragie démographique. Ils étaient 4,5 millions avant l’arrivée de Christophe Colomb. Il n’en restera que 200 000 à la fin d’un 19ème siècle où il était admis qu’un « bon indien était un indien mort ».

Le défaite de ces peuples sur le terrain de la technologie a conduit nos sociétés a porté sur eux un regard oscillent entre mépris, indifférence ou mythologie du bon sauvage descendant d’un éden perdu.

Le moment est venu de porter sur ces peuples un nouveau regard dans la mesure où vaincus sur le terrain technologique, ils révèlent une véritable avance sur quatre questions décisives auxquelles nos sociétés se trouvent confrontées :

Le rapport des hommes à la nature,

Le rapport des hommes entre eux,

Le rapport aux situations de survie,

Le rapport à la règle.

Nos sociétés connaissent sur ces quatre questions une situation de crise.

Crise du rapport des hommes à leur environnement

Crise de reconnaissance entre les hommes

Crise des fonctions régulatrices

Crise des savoirs de survie en situation de pénurie.

Afin de rassembler les réponses des peuples premiers sur ces questions se met en place un « centre de ressources des peuples premiers au service des peuples du 21ème siècle ».

Ce centre de ressources rassemble les trésors de solution que recèlent les cultures, les règles, les traditions, les mythes et le bricolage social inventif des peuples premiers.

Ce centre de ressource n’est pas tourné vers la préservation des cultures premières ou la réactualisation du mythe du bon sauvage.

Il s’agit, en se fondant sur 60 000 ans d’histoire, de parler de l’avenir de tous les peuples du XXIème siècle en mettant dans leurs bagages quelques idées forgées par les peuples premiers.

Logo du CPFI Logo du Mans
Centre de Ressources des Peuples Premiers
postmaster@cpfi-lemans.com