Centre du Patrimoine de la Facture Instrumentale
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mercredi 16 mars 2011, par Susann
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2 500 instruments de musique à découvrir
Article du journal Ouest-France du 15/3/2011
Découvrez avec cet article, paru dans Ouest-France, notre travail et les activités proposé par le CPFI...

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Article écrit par Alexis Couturier (Ouest-France)

"Le Centre patrimonial de facture instrumentale (CPFI) a été créé au Mans en 1997. Un lieu où les instruments dépassent leur nature d’objets sonores. Perdu dans la petite rue des Frères-Gréban, le Centre patrimonial de facture instrumental ne paie pas de mine. L’extérieur du local de 600 m² n’est pas flambant neuf... Mais, dès le franchissement de la porte d’entrée, le visiteur est saisi par un gigantesque tambour africain en bois sculpté. Les prémices d’un voyage tout en couleur et en sons.

Dans la salle d’exposition, se côtoient cithare hongroise et derbouka nord africaine, contrebasse et vielle à roue. On y croise aussi un gigantesque cor des Alpes en bois verni. Son petit cousin tibétain, qui trône à ses côtés, est en cuivre orné de métal doré. Curiosité : il se déplie à la manière d’une lunette astronomique ! Plus loin dans les locaux, on aperçoit un arc musical. C’est le tout premier instrument à cordes : « il a été inventé vers - 10 000 ans avant Jésus-Christ », explique Susann Chuchollek, chargé de communication et animatrice au CPFI.

Des instruments témoins culturels

Après avoir jeté un oeil sur le « pluri-arc », l’un de ses dérivés, changement de décor. Entreposés dans une toute petite salle de stockage, voici des xylophones africains. Fabriqués tout en bois, avec des calebasses comme caisses de résonance.

Le voyage pourrait continuer ainsi, presque indéfiniment. Car chaque instrument mérite que l’on s’y attarde. D’autant que ces objets, dans leur conception, racontent aussi la culture, l’histoire et les conditions de vie des peuples qui les utilisent.

Exemple : pourquoi la caisse de résonance des instruments à cordes de l’Afrique subsaharienne, comme le n’goni, est faite de peaux souvent fixées au moyen de clous, contrairement à la guitare européenne en bois, assemblée avec de la colle ? « Parce qu’en Afrique subsaharienne la guitare exploserait, explique Susann Chuchollek. La colle ne permet pas aux instruments de tenir dans les conditions chaudes et humides du sud du Sahara. »

Et pourquoi la voix est l’instrument le plus utilisé en Mongolie ? « Parce qu’en tant que nomades, les Mongols avaient très peu de place à accorder aux instruments lors de leurs voyages. »"

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